Philippines, 24 heures avec les enfants des rues : une leçon de vie…

L’année scolaire enfin terminée, il est temps pour nos chers bambins (grands et petits) de savourer l’une des meilleures périodes de l’année : « les grandes vacances ». Espérons qu’ils se rendent compte de la chance qu’ils ont d’être nés au bon endroit.

Pour d’autres, ce n’est pas le cas. Malgré la difficulté de leur quotidien, les enfants de Philippines semblent heureux et insouciants. Dans le centre de Manille, les habitants des bidonvilles ont fabriqué des baraquements de fortune qui sont devenus de vraies petites maisons. Cette précarité est menacée par un projet de construction de grande ampleur.

Beaucoup de familles expulsées de ces quartiers ont été relogées dans de belles maisons situées à trois heures de là. Finalement, tous regrettent la vie qu’ils menaient dans les bidonvilles faute de travail suffisamment rémunéré.

Des milliers de familles résistent encore à l’expulsion…

Après quelques heures passées auprès d’eux, à les regarder jouer, s’amuser, rire aux éclats et raconter leur parcours parfois difficile, je suis revenue très émue de ce voyage… J’ai vraiment pris conscience que rien ne vaut le sourire d’un enfant.

L’association ERDA BELGIQUE vient en aide à ces enfants. N’hésitez pas à aller voir leur site : http://www.erdabelgique.be

Voici quelques-unes de mes photos qui vous feront prendre conscience que le matériel n’est pas toujours source de bonheur…

 

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Pop art : Mon hommage à Leila Alaoui

Ces derniers mois, j’ai été très touchée par une artiste. Sa beauté, son parcours, son destin extraordinaire, son travail, son air mélancolique lors de ces interviews…, Leila Alaoui était une photographe et vidéaste franco-marocaine. Humaniste dans l’âme, elle utilisait la photographie et la vidéo pour exprimer le quotidien des laissés pour compte.

En janvier 2016, alors qu’elle était invitée par Amnesty International pour réaliser un reportage sur les droits des femmes au Burkina Faso, Leila Alaoui a été victime des attaques terroristes de Ouagadougou où elle a succombé à ses blessures.

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, en partenariat avec la Fondation Leila Alaoui, organise une exposition à la mémoire de la photographe, exposition intitulée « Sur les pas de Leila Alaoui ».

Une série de photos et de textes de la photographe seront exposés à Rabat en plein air, dans les allées du quartier résidentiel et commercial Mahaj Ryad, du 8 au 30 juin.

L’exposition « Sur les pas de Leila Alaoui »  s’étendra jusqu’en 2018 et passera à Bruxelles.

A cette occasion, j’ai voulu lui rendre hommage en réalisant une toile. Elle représente la jeune photographe en Wonderwoman. Je l’associe à une super-héro car elle nous a laissé  un merveilleux héritage artistique et surtout un message de paix. Ces photos remplies d’empathie sont juste sublimes.

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Hanouna qui ?

Ici point de polémique autour de l’affaire Hanouna ! C’est dans la bonne humeur que c’est déroulé à Bruxelles, la Gay Pride rassemblant une foule impressionnante de personnes provenant du monde entier.

Dans l’un des chars dont était composé le cortège, un Dj a balancé le son « Vogue » de Madonna. L’ambiance était tout de suite au rendez-vous ! J’ai longtemps écouté cette chanson sans vraiment comprendre son sens. Ce n’est que récemment que j’ai appris que le voguing était un mouvement culturel new-yorkais  devenu une danse ultra codifié. Ce moyen d’expression utilisé au sein de la communauté gay afro-américaine permettait de faire face à l’homophobie et au racisme. Ce courant devint très vite une danse composée de posture de mannequin. Dans les années 90, Madonna rend célèbre le voguing grâce  au clip « Vogue » et à son fameux « Strike a pose ».

Actuellement, le voguing revient en force et fait le buzz. Des cours sont organisés un peu partout.

Après cette petite parenthèse culturelle, place aux photos prises durant la « Belgian Pride ». Dans une ambiance bon enfant, le soleil était au rendez-vous…

Cut Killer, la légende…

Qui est Cut Killer ? Rappelez-vous, Cut Killer n’apparait que quelques minutes dans le film mythique « La Haine » de Mathieu Kassovitz et pourtant cette séquence deviendra culte. Dans un appartement situé dans un HLM,  le DJ mixe un morceau d’Edith Piaf « Je ne regrette rien » au bord d’une fenêtre. On a toujours pensé que le mix était agrémenté des paroles « assassin de la police », il n’en est rien. Il s’agissait plutôt de « That’s the sound of da police » extrait du titre de KRS One.

Bien heureusement sa carrière ne s’arrête pas là. Cut Killer, de son vrai nom Anouar Hajaoui a su très vite s’imposer dans le monde de la nuit. Depuis plus de quinze ans, il est le DJ le plus emblématique du hip hop français, à la fois ici mais aussi à l’international, où il est le seul DJ Français franco-marocain a s’être fait un nom comparable au plus grands DJ’s américains.

Acharné de travail, il récolte ce qu’il a semé. Entouré de célébrités, respecté et surtout booké dans les meilleurs soirées, Cut Killer est la référence des soirées réussies et  « l’un des DJ’s » les plus appréciés des événements people.

Charismatique, photogénique et surtout très sympathique, j’ai pris beaucoup de plaisir à photographier Cut Killer.

 

 

Vernissage Laly Lem au Louise Factory – Les Apéros Soulfinger

Carton plein pour mon vernissage qui s’est déroulé au Louise Factory à Bruxelles lors des Apéros Soulfinger. La ligne de conduite de cette expo était  « Les artistes incontournables ». De mes toiles, il en ressort mes influences street art (Banksy) et pop art (Warhol et Basquiat). Durant l’expo, les retours ont été très positifs.

J’ai  à nouveau été très sollicitée pour l’explication de chaque tableau. La plupart des personnes présentes ont ressenti toute l’énergie que j’ai essayé de faire passer à travers les différents messages « subliminaux » et les couleurs…

Les toiles sont disponibles à la vente à un prix très abordables. N’hésitez pas à me contacter au 0471/54.58.11 (Certaines sont déjà réservées).

Peut-on être un Prince et un Super Héros ?? OUI ! ça s’appelle être un Papa…

A l’occasion de la fête des pères, j’illustre cet article en partageant quelques-unes de mes photos prises en Philippines, notamment dans l’un des plus grands bidonvilles de Manille.

Un chauffeur de taxi me propose de me « faire visiter »  le coeur de la misère urbaine. Alors que ces familles vivent dans une extrême pauvreté, j’ai été frappé par leurs visages souriants. La plupart de ces papas n’ont d’autres choix que de laisser leurs enfants seuls durant des heures. Ils parcourent des kilomètres dans l’espoir de trouver du travail et ainsi rapporter de quoi vivre.

Livrés à eux-mêmes, les enfants se débrouillent tant bien que mal pour essayer d’aider leur famille. Certains font les poubelles et vendent ce qu’ils trouvent dans des marchés parallèles, d’autres se tournent vers le vol et parfois même la prostitution.

Ce jour-là, les papas ne veulent pas trop s’épancher sur leurs sorts. Ils veulent que je les photographie pour montrer que malgré la dureté de la vie, ils arrivent à être heureux. Le jour de Pâques est un jour particulier, ils le fêtent en famille dans la joie et la bonne humeur…